Vestiaire

Imogiri

Imogiri à Java centre en Indonésie.

Trois mois à vivre dans une ferme au milieu des champs de cacahuète.

J’amène mon coup de crayon, mon goût des couleurs, ma passion des matières.

Au bas de la colline il y a de petits villages de fermiers et d’artisanes. On m’accueille, me montre, on m’ouvre des portes au fond des cours. A l’arrière de petites salles en bois ou sont exposés les batik à vendre : des merveilles.

Dans la rue c’est un défilé permanent de sarongs chatoyants, les gens me sourient, ils sont fières de faire découvrir leur savoir-faire ancestral, textiles bien vivants mais pleins d’éternité.

Plus tard je trace des patrons sur un fin coton, je descend de la ferme au village et leur confie ces toiles. On choisit ensemble les teintures, un demain qui sera peut être une semaine et puis je les laisse. Certaines après-midi en surveillant les enfants du coin de l’œil les femmes s’installent devant la maison et dessinent des motifs au gré des humeurs puis teignent les tissus au gré du soleil. D’autre jours je vais écouter le cliqueti chaud des métiers à tisser en bois, suivre des yeux les fils, de la teinture au rouet, du métiers au lurik, cette belle toile épaisse colorée et graphique.

Un dialogue intercontinental,

Une ligne estivale de vêtements pour toutes les belles d’ici;

Une collection dédiée aux belles de là bas.